La Passe-miroir – Tome 1

passe-miroirTitre : La Passe-miroir – Tome 1 : Les Fiancés de l’hiver

Auteur : Christelle Dabos

Maison d’édition : Gallimard Jeunesse

Collection : Pôle Fiction

Date : 6 Juin 2013 / 11 Mai 2016 (poche)

Papier : 18€ / 8.65€ (poche)

eBook : 8.49€

Résumé :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.
Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.

Mon avis :

Forcé d’épouser un homme qu’elle ne connaît pas, Ophélie va se retrouver mêlée à une histoire qui la dépasse. Obligé de quitter sa famille, de suivre son fiancé au Pôle et avec la certitude que sa vie peut être menacée à chaque instant, Ophélie va devoir comprendre comment aborder sa nouvelle vie sans la risque à chaque instant.

Cela fait maintenant de nombreux mois (pour ne pas dire années) que j’entends parler de La Passe-Miroir, sans vraiment m’y intéresser. Pas parce que l’histoire ne m’intéresser pas, mais parce qu’au contraire je savais qu’une fois plonger dans l’intrigue j’aurais du mal à en sortir. C’est le genre de livre qui m’a toujours semblé prenant au point d’avoir envie de tout lire d’un coup. Problème ? Tous les tomes ne sont pas encore sortis. Malgré tout, suite à une impulsion soudaine, je me suis lancé dans le premier tome. Et je n’en ressors pas le moins du monde déçu !

Nous découvrons Ophélie, une jeune fille assez solitaire qui à deux particularités : elle peut lire l’histoire des objets qu’elle touche et traverser les miroirs. Alors qu’elle vit paisiblement avec sa famille tout en gérant son musée, la voilà qui apprend qu’elle va devoir se marier à un homme qu’elle ne connaît en rien. Ce dernier ne vit même pas dans la même arche qu’elle. Dès lors sa vie va drastiquement changée et elle va même se retrouver menacée. J’ai, pour ma part, vraiment aimé le personnage d’Ophélie. C’est assez rare que je m’attache à un personnage féminin, mais sur bien des points je me suis retrouvé en elle. Et en même temps, sur plusieurs détails, elle est ce que je voudrais devenir. C’est pour cela qu’il m’a été facile de m’identifier au personnage et que je m’y suis attaché. De plus sa façon de penser m’a rapidement plu et il est impossible de ne pas avoir envie de découvrir la suite de ses aventures.

Avec elle, nous découvrons un bon nombre de personnages. Le plus important étant bien entendu, Thorn, son fiancé. J’ai eu du mal avec lui au début. Pendant une bonne partie de ma lecture je me suis demandé ce que les lectrices pouvaient lui trouver, car je le savais populaire. Je le trouvais froid, renfermé et peu bavard. Et justement, ce dernier point fait qu’il est difficile de le cerner, vu que nous n’avons à aucun moment son point de vue. Malgré tout, au fil des pages et des chapitres nous apprenons des détails ce qui se cache sous sa carapace et je m’y suis attaché sans même m’en rendre compte. Il a fallu que le tome se finisse et que je me dise qu’il m’en fallait plus pour que je comprenne que j’étais tombé sous son charme. Mais pour un avis plus poussé, j’attends de lire la suite.

La famille d’Ophélie est trop nombreuse pour que je m’attarde sur chacun d’eux, mais je parlerai de la tante Roseline qui est celle que nous voyons le plus. Petit détail drôle, j’ai moi-même une tante qui s’appelle ainsi, alors j’ai tout de suite voulu en savoir plus sur elle. Et elle m’a conquis à travers sa façon d’être, de parler et de remettre les gens à leur place. J’espère que dans le prochain tome, et les suivants, elle aura toujours une place aussi importante !

La famille de Thorn est assez peu présente en dehors de sa tante et de sa grand-mère. Pour parler d’elles rapidement, je dirais que Catherine (la grand-mère) apparaît assez peu. Et je n’arrive pas à trouver Berenilde (la tante) attachante. Je pense que c’est l’un des deux personnages avec qui j’ai eu le plus de problèmes. Même si parfois elle semble faire de bonnes choses, il y a toujours quelque chose derrière qui m’a gêné. Au final, elle est antipathique à mes yeux, mais peut-être mon avis changera-t-il avec la suite de la série.

Pour en finir avec les personnages, celui qui m’a le plus plu, en dehors de ceux déjà cités, n’est autre qu’Archibald. Il est assez ambigu et il est difficile de le décrire en quelques mots, mais j’ai adoré chacune de ses interventions. J’espère de tout cœur le revoir et si possible, pendant un long moment. Et le personnage que j’ai le plus détesté, en plus de Berenilde, se trouve être Le Chevalier. Je ne souhaite pas le décrire plus que ça, car il n’apparaît pas rapidement dans l’histoire, mais je le hais. Vraiment. Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire si ce n’est que j’espère ne pas le revoir trop vite, même si je me doute qu’il ne tardera pas à refaire une apparition.

L’histoire prend son temps pour se mettre en place, mais c’est une bonne chose. Il s’agit ici d’un univers entièrement nouveau, qui prend quand même quelques bases à travers le nôtre. Il nous faut donc du temps pour l’apprivoiser et le comprendre. Au tout début nous avançons à tâtons, puis quand nous arrivons à la Citacielle nous découvrons tout en même temps qu’Ophélie qui ne connaît rien de cet endroit, comme nous. J’ai vraiment aimé la plume de Christelle Dabos, qui a vraiment créé un univers original, prenant et addictif. Le livre a beau faire plus de 600 pages, on ne les voit pas passer. Maintenant la seule chose qu’il me reste à faire, c’est d’aller découvrir la suite qui me fait envie à un point inimaginable !

Ma note : 5/5
♥ Coup de cœur ♥

Citations :

« La réponse de Thorn avait claqué aussi sèchement que le fouet du cochet. La mère devient blême.
— C’est-à-dire, monsieur Thorn, qu’il serait mal perçu de déranger Artémis ce soir. Elle ne reçoit plus à la tombée de la nuit, comprenez-vous ? Et puis, se rengorgea-t-elle avec un sourire aimable, nous avons prévu un petit repas à votre intention…
Le regard d’Ophélie voletait de sa mère à son fiancé. Un « petit repas », c’était un joli euphémisme. Elle avait réquisitionné la grange de l’oncle Hubert pour son banquet pantagruélique, orchestré la saignée de trois cochons, passé une commande de feux de Bengale chez le droguiste, empaqueté plusieurs kilos de dragées, programmé un bal costumé jusqu’à l’aube. Roseline, la tante de marraine d’Ophélie, était en train d’achever les préparatifs à cet instant même.
—Ça ne saurait attendre, déclara Thorn. De toute façon, je n’ai pas faim. »

«  — J’ai tué un homme.
Il avait jeté cela d’un ton nonchalant, comme une banalité, entre deux lampées de soupe. Les lunettes d’Ophélie blêmirent. À côté d’elle, la tante Roseline s’étrangla, au bord de la syncope. Berenilde reposa sa coupe de vin d’un geste calme sur la nappe de dentelle.
— Où ? Quand ?
Ophélie, elle, aurait demandé : “Qui ? Pourquoi ?”
— À l’aérogare, avant que je n’embarque pour Anima, répondit Thorn d’une voix posée. Un disgracié qu’un individu malintentionné m’a dépêché aux trousses. J’ai quelque peu précipité mon voyage en conséquence.
— Tu as bien fait.
Ophélie se crispa sur sa chaise. Comment donc, c’était tout ? Tu es un assassin, parfait, passe moi le sel… »

« — Que faites-vous ainsi ? demanda Berenilde à Archibald.
Assis la tête en bas dans son fauteuil, il décrocha son narguilé de ses lèvres et souffla un ruban de fumée bleue. Son vieux haut-de-forme était tombé et ses cheveux pâles s’écoulaient jusque sur le tapis.
— J’observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
— Voyez-vous cela ! Et qu’en déduisez-vous ?
—- Qu’à l’endroit ou à l’envers, elle est absolument vide de sens. Et que cette position fait monter le sang à la tête, ajouta-t-il avec un sourire grimaçant. »

« — Vous sentez-vous capable d’endurer cela ?
Reposant la théière d’un geste sec, la tante Roseline se redressa dans toute sa dignité.
— Si c’est dans l’intérêt de ma nièce, je me sentirai même capable de récurer votre pot de chambre.
Ophélie mordit le sourire qui lui vint aux lèvres. La tante avait une façon très personnelle de remettre les gens à leur place. »

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