Pourquoi pas nous ? (Service Press)

pourquoi-pas-nous-1122763Titre : Pourquoi pas nous ?

Auteur : Becky Albertalli et Adam Silvera

Maison d’édition : Hachette

Collection : /

Date : 31 Octobre 2018

Papier : 16,90€

eBook : 11.99€

SERVICE PRESS

Résumé :

Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin.
De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation.
Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre.
Au fil des rendez-vous, les deux garçons se rapprochent, jusqu’à ce qu’Arthur découvre que Ben, toujours ami avec Hudson, préfère se confier à son ex-petit copain. Arthur est dévasté. Il est persuadé que son amour est à sens unique. Il leur faudra le soutien de leurs amis pour dépasser les malentendus afin de mieux se retrouver.

Mon avis :

Déjà, je souhaite vivement remercier Hachette pour ce Service Press et pour leur confiance.

Arthur est à New York pour quelque semaine. Il est en stage dans la boite de sa mère et rien ne le préparer à rencontrer Ben dans un bureau de poste. Ben ne pensait pas faire une rencontrer non plus alors qu’il voulait juste renvoyer les affaires de son ex aussi vite que possible. Pourtant ils se sont rencontrés. Et si c’était l’univers qui les avait mis sur le chemin de l’autre ?

Je ne vais pas mentir, j’ai un blog plutôt petit (enfin il est plus que bien rempli, mais je n’attire pas les foules pour autant) alors quand j’ai demandé ce Service Press a Hachette je pensais me prendre un « non » simple et rapide. Pourtant, à ma grande surprise j’ai eu une réponse négative. Et je ne sais pas si, comme pour Ben et Arthur, c’est un geste qui me prouve que l’univers est de mon côté, mais j’ai envie de le croire. Car dès le premier chapitre je suis tombé amoureuse de cette histoire et j’ai mal au cœur à l’idée de dire au revoir à Ben, Arthur et tous leurs proches.

Commençons par Arthur. C’est un garçon plutôt intelligent, il vise Yale quand même ! Il est plutôt bavard, adore Hamilton et le président (ex président pour nous) Obama. Il est si simple de fondre pour son personnage, je ça n’a pas raté avec moi. Je suis tombé amoureuse de lui en quelques pages seulement et je n’étais pas au bout de mes peines avec lui.

En face de lui, nous avons Ben. Ce dernier est en cours de rattrapage tout l’été pour avoir une chance de passer en terminale et il peine à se remettre de sa rupture avec Hudson. Tout comme pour Arthur, il est vraiment facile de le trouver attachant au point de tomber en amour devant son personnage. En plus de ça il est écrivain et ça ne le rend que plus parfait à mes yeux.

Je ne peux pas parler de ce roman sans parler des amis de Ben et d’Arthur. Alors je ne vais pas parler de chacun d’eux, car mine de rien il y a en a pas mal. Mais je souhaite au moins parler de Dylan. Il est mon énorme coup de cœur du roman. Et pourtant ce n’était pas gagné vu comment j’aime Arthur et Ben. Mais Dylan… C’est Dylan ! Chacune de ses apparitions m’a fait rire et j’aurais adoré qu’il soit encore plus présent.

Pour parler de l’histoire, elle se découpe en plusieurs parties. D’abord la rencontre de Ben et d’Arthur et la façon dont ils vont se revoir. Puis leur évolution et puis la façon dont leur histoire se passe. Et je dois dire que si la fin m’a légèrement frustré, je ressors de ma lecture avec des étoiles plein les yeux.

Je connaissais déjà de nom les deux auteurs et j’avais toujours entendu parler d’eux en bien, je comprends maintenant pourquoi. Becky a notamment écrit « Love, Simon » que je meurs d’envie de lire depuis pas mal de temps et encore plus depuis que j’ai vu le film qui est génial. Et Adam a lui écrit, entre autres, « Et ils meurent tous les deux à la fin » qui m’a intrigué au possible à sa sortie. Autant dire que ces deux titres sont maintenant dans ma liste d’achats et de lecture obligatoire pour les prochains mois ! Leurs styles est si fluide, sans prise de tête, adorable et vraiment parfait. Si j’avais pu, j’aurais dévoré tout le roman en une après-midi tant j’étais prise dedans. Quand je faisais une pause, je m’imaginais ce qu’allait pouvoir donner la suite sans pouvoir m’en empêcher. C’est donc sans surprise que ma lecture se révèle être un coup de cœur. C’est le genre d’histoire dans laquelle je pourrais me replonger avec plaisir alors même que d’habitude je ne relis pas mes romans.

Ma note : 5/5
♥ Coup de cœur ♥

Citations :

« Et je m’exécute. Je le suis à l’intérieur. Ce n’est même pas un choix conscient. Ou alors c’est mon corps qui l’a fait pour moi. Il a un truc, ce mec. Un truc qui me pince le cœur. Un truc qui me dicte de faire sa connaissance, comme si c’était inéluctable.
Bon, je vous dois un aveu qui va sans doute vous faire flipper. Enfin, vous flippez sans doute déjà, de toute façon, mais peu importe. Laissez-moi finir.
Je crois au coup de foudre. Au destin, à l’univers et tout le toutim. Mais pas dans le sens que vous imaginez. Pas dans le sens où « nos âmes ont été séparées, ce qui fait de toi ma moitié jusqu’à l’infini et au-delà ». Simplement, je suis persuadé que certaines rencontres sont pour ainsi dire écrites. Et que l’univers les pousse sur votre chemin. Y compris un lundi comme les autres, en plein mois de juillet. Y compris à la poste. »

« Alors j’attrape une enveloppe prioritaire sur un présentoir avant d’aller rôder près du comptoir en question. Le summum de la décontraction. Inutile de se prendre le chou.
Faut juste que je trouve les bons mots pour alimenter la conversation. Pour être franc, je suis plutôt du genre sociable. Je ne sais pas si c’est typiquement géorgien ou juste typique des Arthur, mais il suffit qu’un petit vieux fasse ses courses en même temps que moi pour que je me retrouve à vérifier le prix des pêches en boîte pour lui. Si une femme enceinte prend le même avion, à l’atterrissage elle aura donné mon nom à son enfant à naître. C’est mon seul point fort.
Du moins jusqu’à aujourd’hui. Je crois que je ne suis même plus capable d’émettre le moindre son. Larynx désintégré. Vite, réveiller le New-Yorkais qui sommeille en moi, cool et nonchalant. On sourit. On respire un grand coup.
— Joli paquet.
Et… merde. La suite déboule en pagaille :
— Enfin, je ne parlais pas de ton « paquet ». C’est juste que… tu as un gros… paquet.
Je mime la taille du truc. Parce qu’à l’évidence c’est le meilleur moyen de désamorcer le sous-entendu, d’écarter les mains comme pour mesurer vous savez quoi.
Mister Carton fronce les sourcils.
— Désolé. Je… je te jure que ce n’est pas dans mes habitudes de commenter l’équipement des inconnus. »

« — Rien de très intéressant. Les restes d’une rupture.
— Mais encore ?
— Des livres, des cadeaux, une baguette de Harry Potter. Autant de choses que je n’ai plus envie de voir.
— Tu ne veux plus voir ta baguette Harry Potter ?
— Je ne veux plus rien voir de ce que m’a offert mon mec.
Son mec.
Autrement dit, il aime les garçons. Bon, d’accord. Waouh. Ce genre de truc ne m’arrive jamais. Je vous jure. Peut-être que l’univers tourne différemment à New York.
Mister Carton aime les mecs.
JE SUIS UN MEC.
— C’est cool, dis-je.
La décontraction. Sauf qu’il me regarde bizarrement. Je porte les mains à ma bouche.
— Non, pas cool, grands dieux, non ! C’est pas cool, les ruptures. C’est juste que… Toutes mes condoléances.
— Il n’est pas mort.
— Oh non, bien sûr. Ouais. Je vais… bredouillé-je, la main posée sur la barrière rétractable.
Sourire crispé de Mister Carton.
— Je vois. Tu fais partie de ces mecs qui flippent devant les gays.
— Quoi ? je glapis. Mais non ! Pas du tout.
— Ben voyons.
Il lève les yeux au ciel.
— Je t’assure ! Écoute, je le suis moi-même. Gay.
Et le monde cesse de tourner. J’ai la langue lourde et épaisse.
Disons que ce ne sont pas des mots que je prononce souvent. « Je suis gay. » Mes parents le savent, Ethan et Jessie le savent, et je l’ai plus ou moins dit aux assistantes intérimaires du cabinet de maman. Mais je ne suis pas du genre à l’annoncer dans un bureau de poste.
Sauf qu’apparemment si. »

« — Je ne pense pas qu’elle soit morte. C’est plus qu’elle doit avoir une vie.
— Et elle la passe à quoi ?
— Je sais pas. À tuer des vampires ?
— Le soleil est levé. Les vampires font dodo. Essaie encore.
— Je suis sûr que tu te biles pour rien. Vous avez discuté deux heures hier.
— Deux heures et douze minutes, corrige Dylan. »

Publicités

5 réflexions sur “Pourquoi pas nous ? (Service Press)

  1. Ping : Bilan Novembre 2018 – Les lectures d'Oriane

  2. Ping : Challenge des passionnées de littérature MM – Bilan (Validé) – Les lectures d'Oriane

  3. Ping : Challenge lecture PMM 2018 – Bilan (Validé) – Les lectures d'Oriane

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s