Le magicien furieux (Service Press)

le-magicien-furieux-1042449Titre : Le magicien furieux

Auteur : Cyriane Delanghe

Maison d’édition : Voy’el

Collection : Y

Date : 5 Mars 2018

Papier : /

eBook : 5.99€

SERVICE PRESS

Résumé :

Le roi Balthazar est également un magicien. Rendu furieux par le rejet de son peuple qui l’a obligé à exiler son amant, il a plongé son royaume dans une nuit éternelle. Mais il est à son tour victime d’une malédiction qui le change peu à peu en pierre.
Lorsque Dervan, un guérisseur, se présente à lui et affirme pouvoir le soigner, le magicien jette aussitôt cet impudent en prison. Mais déterminé à sauver les sujets de Balthazar, le jeune homme ne compte pas renoncer aussi facilement. Il parvient peu à peu à gagner la confiance du roi et à le convaincre d’ouvrir de nouveau son coeur. Toutefois à ce jeu-là, ne risque-t-il pas le sien ?

Mon avis :

Déjà, je souhaite vivement remercier les Éditions Voy’el pour ce Service Press et pour leur confiance.

Balthazar, depuis que son amant a été exilé, est un roi cruel envers ses sujets au point de les faire vivre dans une nuit éternelle. Ne supportant pas de voir un tel spectacle, la mère de Balthazar lui jeta une malédiction : il se change petit à petit en pierre. Dervan semble être son seul espoir, mais il n’est pas près à l’accepter. Pourtant le jeune guérisseur ne va pas abandonner et fera tout pour aider le roi à surpasser son mal-être autant pour lui que pour son peuple.

Je suis obligé de commencer par ça car c’est la première chose qui m’a marqué avec ce roman : sa couverture ! J’en suis littéralement tombé amoureuse tant elle est belle. C’est une des plus belles couvertures que j’ai vue si ce n’est pas la plus belle. Voilà, je me devais de le dire car je ne parle pas assez des couvertures dans mes chroniques. Pourtant c’est souvent la première chose que l’on voit d’un roman. Et, pour moi en tout cas, la couverture joue beaucoup sur mon intérêt pour le livre. Donc plus la couverture est belle, plus je vais avoir envie de découvrir le roman. Alors après il ne faut pas uniquement juger un livre par sa couverture je le sais bien, mais ça reste quelque chose d’important.

Maintenant parlons de l’histoire. Balthazar est un roi furieux qui fait vivre son peuple dans une nuit éternelle. Au vu de ça l’ancienne reine, sa propre mère, va le punir d’une malédiction. Mais elle va aussi essayer d’aider son fils voyant qu’il refuse de changer sa manière d’être malgré qu’il se change en pierre. C’est là qu’apparaît Dervan, un jeune guérisseur qui souhaite aider autant de gens que possible. Alors quand on lui demander d’aider tout un peuple en sauvant son roi des ténèbres dans lesquelles il s’enfonce, il n’hésite pas avant d’accepter.

Mon avis sur ce roman est en grande partie positif, mais pas seulement. En effet j’ai adoré la première partie du roman où on suit les échanges entre Dervan et Balthazar. Mais aussi l’évolution du roi et de sa malédiction. J’ai d’ailleurs particulièrement aidé le roi autant au début que par la suite quand son personnage commence à changer de caractère. De plus j’ai trouvé l’histoire dans son ensemble assez cohérente par rapport à l’univers et bien écrit.

Mon souci est plutôt personnel et vient d’ailleurs. Déjà le personnage de Dervan. Si je l’ai aimé au début, je n’ai pas du tout apprécié son évolution qui ne va plus vraiment avec son personnage je trouve. Alors l’explication est dite clairement, mais malgré tout cela m’a laissé un goût étrange en travers de la gorge. Et pour finir je n’ai pas vraiment aimé la fin. Toute la deuxième partie du livre prend une tournure différente du début. C’est dû à l’apparition d’un personnage bien précis dont je tairai le nom. En tout cas à partir de ce moment-là j’ai trouvé que le roman était différent. Et même si la fin va avec ces changements j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose. Ou au contraire qu’il y avait quelques longueurs. Après je parle bien de la fin directement, pas de la deuxième partie du roman dans sa globalité. Et puis ça reste un ressentit personnel, mais qui m’a attristé parce que j’avais adoré le début du livre.

Donc au final je suis mitigé sur ce roman. La plume de l’auteur et fluide et c’est le meilleur roman d’elle que j’ai lu à ce jour. Après même quelques détails m’ont attristé l’histoire reste prenante, la romance adorable sur plusieurs points et l’univers très intéressant à découvrir.

Ma note : 3.5/5

Citations :

« — Que puis-je vous servir ? s’enquit-il ensuite auprès du magicien maudit.
— Je ne peux pas bouger, comment veux-tu que je mange ?
— Eh bien, comme ça.
Le guérisseur s’approcha, en lui présentant un morceau de poulet piqué au bout d’une fourchette. Furibond, le souverain rétorqua :
— Tu comptes me donner la becquée ?
— Bien sûr, pourquoi pas ? Allez, ne vous faites pas prier. Goûtez-moi ça !
Dervan continua ainsi ses cajoleries et pour ne plus l’entendre geindre et se moquer de lui, Balthazar finit par céder, ouvrit la bouche et la referma sur la chair savoureuse. Il mâcha lentement, surpris de trouver autant de plaisir à s’alimenter. Devant lui se déployaient les collines et les rivières de son royaume. Il se sentait… bien et ce constat le plongea dans une perplexité encore plus grande. »

« — Je devrais te faire couper la tête, grogna le roi.
— Dans ce cas, il vous faudrait supporter le guérisseur qui sent mauvais, répliqua le jeune homme avec un sourire hypocrite.
— Je te déteste.
— Assurément, Majesté. Mais vous aimez mes remèdes.
Dervan se leva pour emporter ses ingrédients dans le placard où il les conservait.
Balthazar l’observait sans mot dire. Non, il ne le détestait pas. Loin de là, en vérité. Plus les jours passaient et plus la compagnie du jeune homme lui était agréable. Dès qu’il ouvrait les yeux le matin, Balthazar trépignait jusqu’à le voir. Le soir, il retardait le plus possible le moment de la séparation. Quand Dervan ne se présentait pas à la salle du trône, le souverain envoyait immédiatement quelqu’un s’enquérir de l’endroit où il se trouvait. Sa pire crainte était de découvrir un jour que ce dernier, lassé de sa mauvaise nature, n’ait déguerpi avec ses médecines et ses bagages. Mais tous les matins, le jeune homme était là, massait ses jambes et lui suggérait ces idées absurdes. »

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