Le Tatouage (Service Press)

le-tatouage---recueil-1067454Titre : Le Tatouage

Auteurs : Reru / F.V. Estyer / AurElisa Mathilde / Célia Deiana / Soyilana

Maison d’édition : MxM Bookmark

Collection : Appel à texte

Date : 23 Mai 2018

Papier : 16€

eBook : 9.99€

SERVICE PRESS

Résumé :

5 auteurs de talent autour d’un même thème, 5 interprétations différentes du Tatouage.
Juste un point dans un motif, Célia Deiana. Dans ce monde alternatif les âmes sœurs portent le même tatouage.
The hypocrite’s horror show, AurElisa Mathilde. 1958, Tennessee. Quand le surnaturel rencontre la réalité.
D’ancre à encre, Reru. Deux opposés, deux amis. De l’eau, de l’encre et de l’amour.
No futur, Soyilana. Il a été choisit. Il a maintenant 13 jours pour intégrer un groupe ou mourir.
Road Tripping, F.V. Estyer. Un road trip, deux inconnus et une semaine pour apprendre à se connaitre.

Mon avis :

Déjà, je souhaite vivement remercier MxM Bookmark pour ce Service Press et pour leur confiance.

Cinq auteurs ont créé une nouvelle plus ou moins longue autour du thème du tatouage. Il y a différents genres, de quoi plaire à tout le monde. Et au vu du fait qu’il y ait cinq textes différents, je ne peux pas en faire un résumé global. À la place, en quelques lignes, je vais expliquer de quoi parle la nouvelle et ce que j’en ai pensé.

Le recueil commence avec D’ancre à encre de Reru. Dans cette histoire, nous suivons Stanislas, plus souvent appelé Stan, et Julien. Ils sont amis depuis toujours et qui ont l’habitude de passer leurs vacances ensemble. Cette nouvelle est assez courte, mais j’ai adoré la lire ! C’est ma deuxième favorite du recueil. Les personnages sont attachants, ce qui arrive me plaît totalement et j’ai trouvé la romance juste adorable. J’aurais adoré lire tout un livre sur cette histoire en fait.

Ensuite nous avons The Hypocrite’s Horror Show d’AurElisa Mathilde. Ici nous suivons Colin et Jimmy qui vivent dans une petite ville très croyante en 1960. Autant dire qu’à cet endroit l’homosexualité est très mal vu, alors leur amour se doit de rester cacher. Cette histoire est particulière. J’ai apprécié ma lecture, mais certains passages sont assez durs, il faut le reconnaître. Après c’est l’histoire qui veut ça et ça permet d’éviter les histoires trop classique. Mais je dois dire que je ne m’attendais pas à lire ce genre de nouvelle. Ça m’a sorti de ma zone de confort et au final c’est agréable de temps en temps.

Vient par la suite Juste un point dans un motif de Célia Deiana. Pour cette histoire nous suivons Alexandre. Ce dernier vit dans un monde où la plupart des gens, quand ils atteignent un certain âge, reçoive un symbole AS. C’est une marque, comme un tatouage donc, et deux personnes qui ont la même marque sont fait pour être ensemble. Le rêve d’Alexandre c’est de trouver son AS, mais cela va être plus difficile que prévue. Cette nouvelle était très agréable à lire. Alexandre est attachant, même si à certains moments, j’ai eu envie de lui faire comprendre qu’il jouait au con. Son désir de vouloir trouver l’amour, le vrai, grâce au symbole m’a beaucoup touché et j’ai aussi beaucoup apprécié la personne avec qui il finit. En plus le point positif c’est que cette nouvelle est un peu plus longue que les autres, ce qui n’est pas négligeable.

L’avant dernière nouvelle de ce recueil c’est No Future de Soyilana. On y suit Sky et Alcaïn dans un monde très différent du notre où la guerre à tout ravager. Dans cet univers, il existe différents groupes qui accueille des nouveaux membres d’une manière très particulière : à travers une marque. Dès que cette marque a été apposée sur le corps de la personne, il ou elle a quelques jours pour trouver le groupe qui l’a marqué. Nous allons donc suivre Alcaïn qui recherche son groupe après avoir été marqué. Cette nouvelle et celle avec laquelle j’ai eu le plus de mal… Déjà parce que ce n’est pas le genre d’univers dont j’ai l’habitude. Je ne lis que très peu de post-apocalyptique alors j’ai eu du mal à comprendre et à m’imaginer l’univers. En plus de ça, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et à en comprendre le but. À partir de la moitié ça a été mieux, mais même là je n’ai pas totalement adhéré. Après ça reste une bonne nouvelle et qui sort de l’ordinaire. Je pense qu’un roman aurait été mieux pour un univers aussi complexe, mais malgré tout via une nouvelle l’auteur à su faire vivre son univers et ses personnages.

La dernière nouvelle s’appelle Road Tripping et c’est de F.V. Estyer. Nous suivons Matthew et Ash pendant leur Road Trip. Ils vont visiter divers lieux pendant ce voyage, mais aussi et surtout apprendre à se connaître. Cependant il ne faut pas qu’ils oublient que le voyage à une fin, mais en sera-t-il de même pour eux et leur complicité ? C’est clairement ma nouvelle favorite de tout le recueil et autant dire que je suis heureuse de terminer sur une note aussi joyeuse. J’ai adoré suivre le voyage de Matt et Ash et ils m’ont vraiment fait traverser plusieurs émotions. Encore une fois j’aurais adoré avoir un roman entier sur leur histoire, pour avoir encore plus de détail et surtout un plus long moment avec eux !

Au final je suis vraiment heureuse d’avoir découvert ce recueil. Certes, toutes les nouvelles n’ont pas fait l’unanimité avec moi, mais à chaque fois ça a été une belle découverte. Je trouve qu’écrire une nouvelle c’est beaucoup plus dur que de faire un roman, car il faut réussir à faire rentrer le lecteur dans son univers en moins de temps et donc en moins d’explication et/ou de description. Et c’est pour ça que j’admire vraiment les gens qui font un tel travail en si peu de page.

Ma note : 4/5

Citations :

« Stanislas regarda derrière lui, déjà à moitié mort de rire, ravi de son effet, pour tomber sur le visage horrifié de celui qui était son meilleur ami depuis aussi loin qu’il s’en souvienne : Julien Dubreuil. Un meilleur ami qui, pour l’heure, avait le bec ouvert grand comme un four et ses yeux hors de la tête. Et ce n’était pas parce que Stanislas se baladait à poil – non, malheureusement pour Julien, cela faisait partie des habitudes complètement décomplexées de Stan – mais à cause de la dernière lubie du grand blond. Même si pour être parfaitement honnête, Julien aurait préféré que Stanislas s’habille un peu plus souvent…
— Sur le cul ? Sérieux, Stan, tu t’es fait tatouer une planche de surf sur le cul ? »
(D’ancre à encre)

« Jimmy passa une main dans les cheveux bruns ébouriffés en une tendre caresse et Colin lui offrit un sourire paresseux en retour. Cela faisait un peu plus d’un an qu’ils se fréquentaient dans le plus grand secret. Des rendez-vous clandestins, cachés par l’obscurité, des nuits volées quand Colin arrivait à se faufiler hors de chez lui pendant que sa mère dormait, ils n’avaient le droit à rien d’autre… Ils s’étaient rencontrés par hasard : la moto de Colin était tombée en panne et Jimmy, qui venait d’être embauché dans le seul garage du coin, s’était chargé des réparations. Ils s’étaient tout de suite entendus, partageant la même passion pour les bécanes. De discussions en confidences, les deux jeunes hommes en étaient venus à se connaître. »
(The Hypocrite’s Horror Show)

« Cela lui était étrange de se retrouver dans un tel endroit, sans Louise, sans aucun membre de sa famille.
Ce n’était pas un sentiment désagréable après avoir passé dix-huit ans au milieu d’une famille nombreuse et presque autant de vacances en colonie, avec trente autres garçons. La solitude ne lui déplaisait pas vraiment. Pas encore.
— Un joli jeune homme qui sourit dans sa bière, j’aimerais en rencontrer plus souvent.
Alexandre releva la tête, surpris de voir le barman face à lui. Devant son étonnement, l’homme pointa du doigt un autocollant au-dessus de la caisse, un petit drapeau, un peu passé, aux couleurs de l’arc-en-ciel.
— J’ai le droit de flirter autant avec les clientes qu’avec les clients s’ils le souhaitent et si cela ne nuit pas à mon service. »
(Juste un point dans un motif)

« — Sky, tu veux pas lire ce qui est marqué ?
Il resta les yeux dans le vague et répondit d’une voix froide :
— No Future.
Je caressai la base de son cou.
— J’t’ai demandé de lire, pas de t’en souvenir.
Je me retournai pour lui présenter mon dos et sentis ses doigts sur le tatouage brûlant à mesure qu’il articulait lentement « No Future ». Je souris.
— C’est classe comme nom, hein ?
Les bras de Sky s’enroulèrent autour de ma taille et son front vint buter entre mes deux omoplates.
— Hé, Sky, murmurai-je, il nous reste treize jours, alors fais pas la gueule, d’accord ?
Il me serra plus fort contre lui et je devinai son hochement de tête dans mon dos. Je le laissai faire. »
(No Future)

« — Tu vas me manquer, pleurniche alors ma sœur en me serrant fort contre elle.
Je ne pars que quelques mois, trois au maximum, je pense que tu devrais y survivre.
Pour toute réponse, elle me tire la langue et m’emboîte le pas vers l’entrée. J’attrape mes affaires pour les déposer dans le coffre de mon pick-up. Je m’installe au volant et démarre le moteur avant de descendre la vitre pour les saluer une dernière fois.
— Conduis prudemment ! me conseille mon père.
— Ramène-moi des souvenirs de chaque ville par laquelle tu passeras, s’écrie ma sœur.
Ouais, ces deux-là n’ont vraiment pas le même sens des priorités. »
(Road Tripping)

« Nous voilà maintenant comme deux abrutis en train de fixer la porte d’un air concentré, comme si elle pouvait s’ouvrir par la seule force de notre pensée.
Je n’ai pas le temps de tester l’étendue de mes dons surnaturels qu’un homme débarque dans la pièce. Je cesse de respirer un instant, subjugué.
Au temps pour moi, ce type ressemble vraiment à une rockstar.
Putain, ce qu’il est canon. Grand, fin, musclé, un jean slim noir, des Converse de la même couleur, un tee-shirt qui laisse deviner son ventre plat et, dernier point, mais pas des moindres, des bras entièrement tatoués et un piercing sur la lèvre.
Je me tourne vers ma sœur, la fustige du regard, et je vois son sourire s’étirer davantage.
— Il est mignon, non ?
Mignon ? Merde, comment vais-je pouvoir me concentrer sur la route avec un gars pareil sur le siège d’à côté ? J’en viens à penser que tout ça n’est en fait qu’une tentative pour se débarrasser de moi. À force de le mater en conduisant, je finirai encastré dans un arbre et elle sera enfin tranquille.»
(Road Tripping)

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3 réflexions sur “Le Tatouage (Service Press)

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