Le précepteur

DEE-Bonnie-Le-pr--cepteur.jpgTitre : Le précepteur

Auteur : Bonnie Dee

Maison d’édition : MxM Bookmark

Collection : Mystère

Date : 28 Juin 2016

Papier : 16€

eBook : 5.99€

Résumé :

Une romance gothique pas comme les autres

Des éléments de La Mélodie du bonheur, Jane Eyre et d’émissions de « véritables » chasses aux fantômes rendent cette histoire familière. L’amour entre hommes la rend unique.

Lorsqu’il tombe sur une annonce proposant un poste sur un domaine du Yorkshire, Graham Cowrie, typographe, décide de changer de carrière et de se faire passer pour un professeur particulier. Ça ne peut pas être bien compliqué de faire cours à deux gamins de neuf ans ! Mais à son arrivée dans le vieux manoir, il trouve les domestiques inquiétants, les jumeaux étranges, et le maître des lieux, veuf, absent.

Sa première rencontre avec Sir Richard, sombre, sévère mais ô combien attirant, se passe mal, mais puisque personne d’autre ne se bat pour le poste, Graham réussit à le garder. Sa mission se révèle rapidement : abattre les murs de méfiance que père et fils ont érigés et tenter de les réconcilier.

Mais des sons étranges, des visions et des sensations mettent les nerfs de Graham à rude épreuve, jusqu’à ce qu’il admette que le manoir est hanté par deux entités aux intentions bien différentes. Pour protéger la famille brisée qui détient son cœur, Graham va tenter d’apaiser l’une et de combattre l’autre.

Mon avis :

Graham décide de changer de vie, et pour cela il n’hésite pas à modifier quelques passages de son passé pour pouvoir devenir le précepteur de deux enfants. À son arrivé chez son employeur, Sir Richard, il se rend compte que sa mission risque d’être plus compliquée que prévue. Entre la demeure angoissante, deux jumeaux complices qui ne seront pas faciles à apprivoiser, un maître des lieux distant et des domestiques peu accueillant : Graham va trouver dans ce nouveau travail, bien plus de difficulté que prévue. Surtout si l’on rajoute à tout cela, une attirance pour Sir Richard, des mystères et la possibilité que des esprits hantent la demeure de ce dernier.

Pour Halloween j’avais envie d’une lecture qui me change un peu, et après avoir hésité entre plusieurs titres je me suis retrouvé à prendre celui-ci. Et je ne regrette pas mon choix. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant angoissé que le héros d’un livre à cause de quelques bruits, chuchotement ou même juste à cause d’une porte bloqué. Mais c’est un vrai plaisir, et cela aller très bien avec la période d’Halloween.

La romance entre Graham et Richard, met vraiment du temps à commencer, surtout à cause de Richard qui a beaucoup de mal à se laisser aller. Il a des circonstances qui justifient sa façon d’être, mais malgré tout j’aurais aimé le voir réagir plus vite. Cependant cela n’a en rien déranger ma lecture, tant j’ai été prise dans le mystère qui entoure le manoir où se trouve Graham. Évidemment il est impossible de parler de ce livre, sans passer par les deux enfants de Richard : Whitney et Clive. Deux jumeaux très proches, soudés, et pourtant bien différent. D’un côté nous avons Clive, qui ne parle jamais et qui fait de son mieux pour rester loin de quiconque qui n’est pas son frère, et surtout qui met un point d’honneur à éviter son père. Et de l’autre, nous avons Whitney, qui est bien plus vivant, mais qui évite tout autant son père quand même.

Nous sommes donc plongés en même temps que Graham dans la famille totalement détruite de Richard et de ses fils. En plus de son rôle de précepteur Graham va vouloir essayer de sauver cette famille, mais y arrivera-t-il ? Surtout avec les entités qui rôdent dans le manoir, et qui ont des buts bien différents concernant ce cher Graham.

Ma note : 4/5

Citations :

« J’essayai une nouvelle fois de toutes mes forces, et d’un seul coup, un sentiment me submergea comme une gigantesque vague. Je ne me battais pas contre un verrou ou du bois gonflé. Quelqu’un ou quelque chose se tapissait de l’autre côté. Ce n’étaient pas deux jeunes garçons, mais une puissante force qui me bloquait le chemin à la tour. Je pouvais le sentir dans la partie la plus primitive de mon être. Il y avait quelque chose de malveillant résidant de l’autre côté de la porte. Je laissai tomber la poignée en métal comme si c’était du fer chauffé à blanc et trébuchai en arrière sur quelques pas. »

« — Je ne me rappelle plus les paroles.
— Je la connais.
Je me souvenais de l’air, mais pas de tous les vers de cette berceuse de Noël médiévale anglaise. Je commençai à chanter.
Lullay, mine liking, my dear son, mine sweeting. Lullay, ma dear heart, mine own dear darling.
Les yeux de Whit s’illuminèrent.
— Oui, c’est ça !
Puis, bien que je n’aie pas entendu ma mère la chanter depuis des années, ce fut comme si elle me chuchotait directement les mots à l’oreille.
I saw a fair maiden, sittin’ and singin’. She lulled a little child, a sweet lording. The eternal lord is that, who maketh all things. Of all lords he is Lord. Of all kings, he is King.
Je chantai encore quelques vers, et lorsque j’eus terminé, Whit me remercia avec l’un de ses rares sourires. Je le lui rendis, pensant à quel point les enfants pouvaient se montrer plus doux quand la maladie les affaiblissait. Il me paraissait comme une toute petite chose pathétique, et je me penchai au-dessus de lui pour l’embrasser sur le front avant de me lever. »

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Une réflexion sur “Le précepteur

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